Galerie Catherine Bastide
67 Rue de la Régence
Regentschapsstraat 67
B-1000 Brussels
T : +32 2 646 29 71
F : +32 2 538 61 67
info@catherinebastide.com
Tue - Fri, 10am - 6.30pm
Sat, 12 - 6pm
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The gallery will relocate late Spring 2014. New address: Rue de la Régence - Regentschapsstraat 67 - B-1000 Brussels

PLEASE NOTE OUR NEW ADDRESS: RUE DE LA RÉGENCE 67 / REGENTSCHAPSSTRAAT 67, 1000 BRUSSELS

Sarah Crowner 'Motifs'

'Motifs'
Sarah Crowner

12 June - 26 July 2014
Preview Wednesday 11 June 6-9pm

In our new gallery space:
rue de la Régence, 67
Regentschapsstraat 67
1000 Brussels

Galerie Catherine Bastide is delighted to open our new gallery space with a solo exhibition by Sarah Crowner. Exploring the architecture and patterns of the new space, the artist presents a site-specific exhibition across three connected rooms.

Ceramics, textiles, and principles of interior design are presented in a continuation of Crowner’s dialogue between the fine and applied arts. With a view to establishing a more egalitarian relationship between craft and content, Crowner’s practice exemplifies a practiced symbiosis of form and process upholding an appreciation of traditional skills alongside contemporary concept.

Traces of vintage wallpaper intimating the building’s bygone past remain on the gallery walls. The faded residues of inked paper transferred onto the plaster walls echo Crowner’s own creation of patterns and motifs in her paintings and handmade ceramic tiles. While drawing attention to the history of this once imposing building, a relationship is developed with a new series of paintings that are emancipated from their surface and begin to move into the space.

Besides the fireplaces, alongside oversized mirrors and windows, and placed on the floor, each piece responds to its placement and has been made with its particular position in mind. The sewn canvases employ patterns derived from gestural drawings first made on pattern paper, then traced on painted canvas and completed in their stitching together. Often a canvas may use the same original pattern and the image is repeated and mirrored. Sometimes accompanied by their own chevron-patterned, grout fixed ceramic tile platforms placed at right angles adjacent to the paintings on the floor below, these measured, repetitive permutations reflect the principle of ‘joining together’

Always attuned to surroundings, the notion of adjacency pervades Crowner’s practice. Departing from the premise that nothing, including art, exists independently, it is always participating with its surroundings, context is crucial and Crowner’s exhibition derives it’s meaning from this unique backdrop and the dilapidated grandeur of this historical setting. Together with ongoing concerns regarding the body and its relationship to painting and architecture, Crowner closes down the distancing effect of the ‘white cube’ aesthetic. Painting is no longer seen as passive but as something that involves the viewer in it’s staging as the artist encourages us to recognise all the elements at play in the ever-evolving pattern of our environment.

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La Galerie Catherine Bastide est heureuse d’inaugurer son nouvel espace avec une exposition personnelle de Sarah Crowner. L’artiste y présente une exposition interrogeant l’espace, par l’exploration, au gré des trois salles de la galerie, de son architecture et de son ornementation.

L’exposition regroupe céramiques, textiles et éléments de design d’intérieur, dans la continuité du dialogue entrepris par Sarah Crowner entre les Beaux-Arts et les Arts Appliqués. Avec la volonté d’établir une relation équilibrée entre artisanat et contenu, l’artiste met en pratique une symbiose de la forme et du processus, soutenant par là une certaine reconnaissance des savoir-faire traditionnels au sein des pratiques conceptuelles contemporaines.

Les traces de l’ancien papier peint conservées par l’artiste révèlent sur les murs de la galerie le passé du bâtiment. Les résidus estompés de papier et d’encre, les dessins ainsi tracés par le hasard sur le plâtre font echo aux motifs et ornements des peintures et céramiques de Sarah Crowner. L’histoire de cet imposant bâtiment sert de prétexte à l’artiste pour créer un dialogue avec une nouvelle série de peintures, émancipées de leur seule surface par un jeu d’échanges avec l’espace.

Accrochée aux côtés des cheminées, des imposants miroirs et des larges fenêtres de style, ou placée sur le plancher, chaque pièce est conçue pour un emplacement determiné. Les peintures montrent des motifs, d’abord tracés sur papier, puis transposés sur des toiles peintes, avant d’être finalement cousues ensemble. Souvent, le motif se répète d’une toile à l’autre, dans un subtil jeu de miroirs. Au sol, au pied des peintures, elles sont parfois accompagnées de plateformes recouvertes de céramiques jointoyées, disposées en motifs de chevrons, tel un parquet classique, illustrant à nouveau dans un processus de repetition et de reflet le principe cher à l’artiste de la ‘juxtaposition’.

La notion d’adjacence prédomine dans la pratique de Sarah Crowner. En partant du principe que rien, incluant l’art, n’existe indépendamment, que tout est toujours relié à un environnement, que le contexte est crucial, l’exposition de Crowner tire son sens d’une toile de fond singulière, la grandeur délabrée de son cadre historique. Au-delà de ses préoccupations pour le corps et sa relation à la peinture et à l’architecture, Sarah Crowner écarte ici l’effet de distanciation du ‘White Cube’. La peinture n’est plus vue comme passive mais comme impliquant le regardeur dans une mise en scène qui l’encourage à identifier l’ensemble des éléments dans le jeu perpétuel de l’évolution du modèle de notre environnement.